Mis en avant

Plus de sens au travail pour une meilleure santé ?

Des enquêtes réalisées sur les composantes du Sens au travail (notamment deux recherches menées par Morin & Cherré, 1999, Morin, 2008) ont mis en exergue des liens entre le sens au travail, la santé psychologique et le bien-être : plus un individu trouve du sens dans son travail, plus il démontre un bien-être et du plaisir à travailler (Aronsson et Morin cité dans Cherré, Zouhair & Yanat, 2014, p.151). Ce lien a été confirmé par des recherches complémentaires réalisées par Morin (2008) démontrant que le sens peut être source de bien-être et d’engagement, mais que son absence cause de la maladie et de la détresse (Morin cité par Cherré, Zouhair & Yanat, 2014, p.152).

Le sens au travail a une incidence sur la santé psychologique des personnes et peut avoir un impact positif sur l’efficacité professionnelle et l’adaptation. Ainsi, il est essentiel de ne pas contribuer à dégrader le sens au travail et, quand cela est possible, d’aider à le développer ou à le maintenir (Bernaud, Lhotellier & al., 2015, p.31).

La préservation et le développement du sens au travail est primordiale. Parce que le sens est un processus subjectif qui a un impact sur la santé ainsi que le bien-être psychologique. Il donne de la cohérence à l’expérience de travail.

Source : Mesquita, K. (2020). Extrait mémoire Psychologue du travail : En quoi le sens au travail favorise t’il le développement du pouvoir d’agir chez les managers ?

Sens du travail, sens de la vie ?

Depuis une dizaine d’années, on assiste à l’émergence de la psychologie du sens. De multiples ouvrages de référence, en santé, travail, éducation, sont apparus dans plusieurs pays (Batthyany & al., Bernaud & al., cité dans Bernaud 2018, p.13). Alors que ce concept aurait pu paraître curieux il y a quelques décennies, le fait de comprendre le sens de la vie et le sens du travail semble actuellement central pour analyser les conduites et initier des dispositifs de prévention. Néanmoins, le concept de sens n’est pas nouveau. Il appartient en effet au socle de la pensée humaine, qui a alimenté aussi bien le fait religieux que l’histoire des idées. Ainsi, Epicure, Sénèque, Nietzche, Camus, Sartre, Heidegger ont contribué à « penser le sens » (Bernaud, 2018, pp.14-17).

Le sens au travail fait quant à lui l’objet d’un développement des recherches ces dernières années. Il est considéré comme une variable jouant un rôle médiateur entre les conditions de travail perçues, et différents indicateurs de la santé au travail (Morin, citée dans Bernaud, 2018, p.96).

L’importance du sens au travail résulte certainement, comme le précise Royer (2002, p.18), de la place fondamentale qu’occupe le travail dans nos sociétés, même par son absence. Ce même auteur précise que notre civilisation serait en effet construite autour du travail et le temps humain (comme le temps des études qui préparent au travail, à l’âge de travailler succède la retraite, etc.) se structure autour de lui (2002, p.19).

Il en ressort que, « le métier de l’homme est l’une des composantes les plus importantes de son identité sociale, de son moi et même de son destin dans son unique existence » (Hugues cité dans Lhuillier, 2009, p.89). En corrélation avec notre société construite autour du travail, ce dernier a besoin d’être déchiffré par chacun afin de faire sens.

Le travail et son expérience s’interprètent en toute singularité, via la subjectivité propre à chaque individu. La subjectivité du sens peut être qualifiée de propriété marquante du sens. Chaque individu possède en effet des expériences professionnelles mais également de vie et un regard personnel qui lui permet d’attribuer un sens original et spécifique à l’objet qu’il analyse. Ainsi, ce qui est privilégié comme donnant du sens est toujours unique et s’illustre avec les valeurs du sujet, ce qui compte vraiment pour lui dans son travail et dans sa vie.

En cela, le sens prend une configuration propre à chacun.

A certains égards, le sens du travail peut être considéré comme une facette spécifique du sens de la vie, même si la plupart des recherches l’abordent de manière déconnectée des questions existentielles plus générales (Bernaud, Lhotellier & al., 2015, p.22).

Source : Mesquita, K. (2020). Extrait mémoire Psychologue du travail : En quoi le sens au travail favorise t’il le développement du pouvoir d’agir chez les managers ?

Comment bénéficier du remboursement des séances de psychologie ?

Le 22 mars 2021, les mutuelles de la Mutualité française (FNMF) ont décidé de s’engager à rembourser les consultations auprès d’un psychologue.

Cette mesure est destinée aux personnes couvertes, à la date de chaque consultation, par un contrat d’assurance complémentaire santé, individuel ou collectif, que vous soyez adhérant principal ou ayant droit.

Pour en bénéficier, voici les conditions de cette prise en charge :

  • 4 consultations de psychologue par bénéficiaire
  • consultation(s) effectuées entre le 30/04/2021 et le 31/12/2021
  • sur prescription du médecin traitant
  • 60 euros maximum par séance
  • remboursement effectué sur facture acquittée
  • consultation effectuée par un psychologue diplômée d’état tel que défini par la législation en vigueur et inscrit au répertoire de l’Agence Régionale de Santé (liste ADELI)

Ces consultations sont prises en charge uniquement par votre complémentaire santé.

Ce dispositif est mis en place à compter du 30 avril 2021.

CONTACT

sensorientation@gmail.com

06 50 42 52 89

Chef(fe)s d’entreprise, indépendant(e)s, entrepreneur(euse)s : comment traverser la tempête du covid-19 ?

La crise sanitaire que nous traversons a fortement impacté les entreprises/ établissements publics, les collectifs de travail et la capacité des dirigeant(e)s à se projeter. Elle a engendré une crise économique majeure, d’ampleur inédite dont les conséquences fragilisent leur pérennité et sont parfois désastreuses.  En période de forte incertitude impactant différents facteurs tels que la survie de l’entreprise, la sauvegarde des emplois, la santé du personnel, et dans un contexte de directives gouvernementales changeantes, les facteurs de risques psychosociaux se cumulent.

Face à cette situation et au climat anxiogène qui y est associé, les chef(fe)s d’entreprise sont confronté(e)s à des injonctions paradoxales extrêmement couteuses et éprouvantes psychologiquement. En outre, ceux-ci sont frappés par 5 des 6 dimensions de risques psychosociaux développées dans le rapport Bodier et Gollac en 2011 [intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, manque d’autonomie et de marge de manœuvre, conflits de valeurs, insécurité de la situation de travail] qui se cumulent dans de nombreuses organisations.  Aussi, les demandes de conseil et d’accompagnement en psychologie du travail augmentent, notamment auprès des indépendant(e)s et entrepreneur(euse)s.

Souvent minimisées, les difficultés des entrepreneur(euse)s sont pourtant bien réelles. Tous les secteurs d’activité sont concernés. Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, ont été confrontées à des bouleversements brutaux sans permettre aux dirigeants d’accompagner qualitativement les changements : baisse d’activité versus surcharge d’activité, modalités et organisation du travail (changements de rythme, horaires, télétravail…), difficultés économiques, absentéisme, perte de sens…

Derrière ce chaos, des femmes, des hommes, des familles sont touchés. Silencieusement et courageusement des chef(fe)s d’entreprise se battent au quotidien pour surmonter cette crise, faire face à leurs responsabilités et aux injonctions massives tout en assurant la continuité de leur activité et la sauvegarde des emplois.

Pour les indépendant(e)s et entrepreneur(euse)s, son impact peut toucher profondément la confiance en soi, le besoin de soutien et de sécurité, le besoin de créativité, de se réaliser, le besoin de contrôle, la recherche de sens voire la nécessité de continuer à  travailler tout simplement.

Comment traverser la tempête ? Comment faire face à ces injonctions avec courage et « autoprotection », renouer avec la confiance en soi et en l’avenir ?

Si nous ne pouvons pas intervenir sur la situation sanitaire, les mesures imposées, ni avoir une échéance définie quant à cette sortie de crise, il est possible d’agir sur les ressources des dirigeants à faire face ; notamment le regard qu’ils portent sur les évènements actuels à travers l’expression de leurs émotions. Un temps d’échanges entre pairs qui partagent des préoccupations et des difficultés communes peut permettre un réel soutien.

Des groupes de parole (4 à 6 séances en soirée de 2h00 sur 2 mois) peuvent être proposés à la demande pour évaluer l’impact de la crise et libérer la parole des chef(fe)s d’entreprises afin de ré-ouvrir collectivement  le champs des possibles par le partage d’expériences.

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Comment limiter le ras-le-bol et le risque de décrochage des étudiant(e)s en période de covid-19 ?

Les étudiant(e)s sont particulièrement impacté(e)s par l’épidémie de Covid-19 : enseignement à distance, manque de ressources financières pour certain(e)s, liens sociaux réduits à néant, démotivation, perte de sens, stress, anxiété…

De plus, les perspectives d’avenir des lycéens et des étudiants à l’heure du coronavirus suscitent des doutes, questionnements et/ou des inquiétudes.

Pour répondre aux questions d’orientation (et limiter le décrochage scolaire) le conseil en orientation peut permettre à des adolescent(e)s ou jeunes adultes de faire le point sur leurs compétences personnelles ainsi que sur leurs aptitudes et motivations. L’accompagnement en orientation scolaire permet de définir un projet d’orientation professionnelle et/ou un projet d’étude, de formation. C’est un accompagnement à la prise de décision qui permet de mieux se connaître, clarifier ses choix et reprendre confiance dans ses compétences.

Où et comment bénéficier de conseil en orientation ?

  • Présentiel (100 % face à face) : SensOrientation – Chartres (28000) et Morancez (28630)
  • Hybride (mixte présentiel et distanciel)
  • A distance, en ligne

Par ailleurs, si l’étudiant(e) est en détresse psychologique (déprime, stress, anxiété, mal-être lié à l’isolement et la solitude, problème de sommeil…), l’association SPS propose un dispositif d’accompagnement psychologique via une ligne d’écoute (100% de décrochés par un psychologue, 24h/24-7j/7, anonyme et confidentiel, gratuit).